Ne croyez pas les médias, il n’y a pas de faute protocolaire, mais une compétition malsaine d’organes de l’UE arbitrée par Erdogan (malgré lui ?) Entendons-nous bien, le Président turc est un despote, un tortionnaire et un islamiste qui à cette occasion a été assez lucide pour ne pas être l’idiot de complaisance. 

Ursula joue à Ankara.

Cette visite était politique et en la matière c’est le Conseil Européen qui  a préséance et privilège. Il s’agissait bien de poursuivre la Politique de Défense et de Sécurité Commune (PSDC) avec la visite à Ankara  du 6 avril 2021. Ce n’est pas à la Commission de s’arroger des droits, l’organe qui  a vocation à être associé est plutôt le Parlement Européen.

Pensez-vous vraiment que les négociations diplomatiques se déroulent en public ? Ce qu’on a vu est l’intermède pour les caméras. L’essentiel se passe avant, après, en lieux clos, sans intrus. Devant les caméras Ursula a parié et perdu ! En faire du sexisme ou une erreur protocolaire est de l’intoxication car Ursula Van Der Layen avait tous les moyens d’éviter ce désagrément.

Un rôle de torchon sur canapé bien mérité

Ursula perd à Ankara

Le protocole ne laisse rien au hasard dans une visite officielle, le nombre et la position des invités, le chronométrage de chaque événement dans la visite, la position des caméras, les drapeaux, les hymnes, le menu… 

Pour le chef d’Etat turc, son homologue politique ne pouvait être que le Président du Conseil Européen et certainement pas la Présidente de la Commission qui s’apparente plus dans les traités européens à un haut-fonctionnaire qu’à un chef de l’Exécutif !

Sans même passer par le Conseil, Ursula VDL pouvait s’assurer du déroulement de la visite en s’adressant aux Turcs ou au pire en ne participant pas à la visite en cas de doutes sur la sincérité d’Ankara ou de Charles Michel. Sur quoi a-t-elle parié ?

Qu’Erdogan donne plus de poids à la Commission dans les affaires internationales et ce serait de plus au détriment du Parlement à qui les textes accordent un droit de regard et de contrôle. Un danger pour la démocratie et l’Europe car si les exécutifs nationaux sont responsables devant le parlement, ce n’est pas le cas de la Commission et du PE.

La Commission n’est  même pas responsable devant les exécutifs nationaux qui ont proposé ses membres. Au nom de quoi et contre quoi demander à la Turquie d’arbitrer la rivalité entre les deux organes ? En échange de plus de concessions sur la Grèce, Chypre, les critères d’adhésion, les droits de l’Homme ?  Un rôle renforcé de la Commission et une quasi hégémonie profiterait à l’Allemagne et à la France car ces deux pays ont plus d’influence sur sa composition et sa Présidence. Ce qui veut dire 26 autres réduits à l’état de vassaux, oui c’est une mauvaise pente. 

Ne me demandez pas à quoi je pense en écrivant  UVDH… pour Ursula Van Der Layen

Publié par Gérard

Entre le Néant et l'Absolu, il y a la place du réel et de l’effectif ! C'est ce que je réponds à ceux qui m'accusent d'être un théoricien du complot.

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